Emmanuel Essah

Emmanuel est de nature curieuse et cette curiosité l’a poussé à se diriger vers une carrière médicale. Bien que ce rêve ne se soit pas réalisé comme il l’espérait, la médecine est restée un sujet d’actualité pour lui.

En 2009, Emmanuel Essah rejoint Mercy Ships lorsque le navire-hôpital était à quai dans son propre pays, le Bénin. Il plaisante sur la manière dont tout a commencé :  » Je ne me suis presque pas inscrit parce que je ne pensais pas qu’on allait me prendre. Mais à la dernière minute, ma mère m’a dit:  » Emmanuel, tu ne sais pas ce que Dieu te réserve.  »

Et elle avait raison, Emmanuel a passé sept années à bord en tant que traducteur/interprète, spécialiste en informatique, membre de l’équipe préparatoire de la venue du navire avant une mission et au sein de l’équipe dentaire. En travaillant aux côtés du Dr Dag Tvedt, le dentiste en chef de Mercy Ships de l’époque, le désir d’étudier la médecine reprend le dessus et il lui demande s’il peut prendre les manuels à la maison pour étudier le soir. Lorsqu’Emmanuel rapporte du matériel hospitalier cassé qu’il avait réparé, on le présente à Tony Royston, notre chef biotechnicien. Emmanuel est abasourdi par ce que l’équipe de biotechniciens peut faire.

« Je savais que c’était exactement ce que je voulais faire. Mon rêve de base d’étudier la médecine n’a pas marché mais finalement je me retrouve à soutenir les docteurs. »

Emmanuel a rejoint le navire-hôpital en 2013 en tant que biotechnicien. Il est dévoué à ce que le matériel hospitalier et chirurgical fonctionne correctement dans les salles d’opérations et d’hôpital.

 » C’est un privilège de faire ce que je fais », dit-il, « Je suis content d’avoir écouté les conseils de ma mère. »

Aujourd’hui, de retour au Bénin, il a une vision et un projet :  » Mon but est de renforcer le système médical en améliorant les procédures d’entretien du matériel hospitalier. » Il travaille en collaboration avec l’équipe de Renforcement des Capacités Médicales de Mercy Ships pour former les biotechniciens locaux, ses compatriotes Béninois. Un jour, il espère diffuser ses connaissanes dans toute la région occidentale de l’Afrique.