Denis Peculier, cuisinier bénévole
- 23 janvier 2021
Denis s’est engagé deux mois en fin d’année 2020 comme bénévole cuisinier sur l’Africa Mercy au moment où le navire-hôpital avait suspendu sa mission à Dakar au Sénégal. Il était amarré à Tenerife aux Canaries pour sa maintenance annuelle et l’attente de son retour à Dakar pour terminer sa mission. Merci à Denis pour son aide précieuse dans ce contexte particulier.
Servir avant tout !
Peux-tu te présenter en quelques mots ?
Je m’appelle Denis et je suis chirurgien-dentiste à la retraite. Début 2020, j’ai candidaté pour être dentiste bénévole, cependant, Mercy Ships n’avait pas besoin de dentiste car l’hôpital n’était pas en activité. J’avais à cœur de servir avant tout, et il y avait des besoins à la cuisine.
Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire du bénévolat avec Mercy Ships ?
Lors d’une mission bénévole en Inde, j’ai rencontré une femme Belge qui avait pour habitude de venir 3 mois par an à bord de l’Africa Mercy. Elle embarquait comme cuisinière bénévole car elle trouvait que l’ambiance à bord était toujours bonne. Son expérience m’a donné envie, et comme j’aime bien les projets un peu fous, je me suis lancé !
Bénévole cuisinier, à quoi ressemble le poste sur le navire-hôpital ?
Peux-tu nous parler de ton rôle de cuisinier à bord de l’Africa Mercy ?
J’étais aide-cuisinier. Je n’ai pas de compétences particulières donc je secondais le chef cuisinier. J’ai appris à laver et préparer des légumes par exemple. Je suis un spécialiste de l’oignon maintenant ! On en préparait 25 kg par jour en moyenne. Deux équipes travaillaient en alternance en cuisine. Nous étions quatre dans la nôtre. Le chef cuisinier était Béninois, la responsable de la partie froide était Camerounaise, une Californienne secondait le chef et moi.
Quel était ton rythme de travail ?
Notre équipe travaillait de 8 à 12h, de 14 à 17h et de 18 à 19h. Nous avions 1h de pause pour dîner et ensuite nous faisions la vaisselle. Comme ce rythme quotidien était assez soutenu, nous étions en service deux jours, puis deux jours de repos, puis trois jours de travail… Ça laisse le temps de sortir du navire pour aller dans le pays ou sortir sur le quai, notre aire de jeux.
Comment était la vie à bord ?
La vie à bord est sportive ! Je montais l’équivalent de 20 étages par jour en moyenne. Et en cuisine, je marchais environ 3,5 km/jour. Quand on sortait le soir, des navettes nous emmenaient au centre-ville, au supermarché ou sur la place principale. On partait aussi randonner en montagne, pour admirer de beaux paysages très verts.
Des gens très différents vivent sur le navire : des couples avec et sans enfants sont engagés plusieurs années (une famille africaine a élevé ses enfants sur le bateau), des personnes plus âgées, ainsi que beaucoup de jeunes de moins de 30 ans.
Si tu devais résumer ton expérience en 1 mot ?
Ce serait « bienveillance » : j’ai découvert un monde que je ne connaissais pas et je pense que cette bienveillance est aussi liée à la foi. Au départ, la difficulté était intrinsèquement due à moi car j’ai parfois du mal à aller vers les autres. Cela m’a fait beaucoup de bien de sortir de ma zone de confort et m’a donné envie de retourner en mission avec Mercy Ships.
Des besoins urgents sur le navire-hôpital pour soutenir les bénévoles à bord
Quels sont les besoins du navire ?
Le navire a besoin de monde dans tous les départements : en cuisine, dans le service des repas, à la réception, au nettoyage aussi. C’est une période particulière car l’Africa Mercy est en attente de retourner en mission au Sénégal. Donc tous les bénévoles ne sont pas encore là. J’encourage tous ceux qui sont touchés par la mission de Mercy Ships à venir faire du bénévolat. Les besoins sont importants.
Découvrez nos postes urgents pour soutenir notre équipage : cliquez ici
3 Articles les plus lus
-
Que faire à Dakar ? 7 activités et lieux à visiter selon nos bénévoles7742 vues • Juil 21 • 3 min lecture -
Un héros de la santé en Afrique : Emmanuel Essah, technicien biomédical6697 vues • Mar 03 • 4 min lecture -
Accident médical : comment Adam Zidane a évité une amputation de la jambe6115 vues • Fév 01 • 4 min lecture
PARTAGEZ
Je souhaite faire un don
Découvrez d'autres articles

Une mission chez Mercy Ships placée sous le signe de l’amour, de la raison d’être et de la notion de service
Depuis leur première mission, Elaine et David Sigalet ont fait de Mercy Ships bien plus qu’un engagement humanitaire : une véritable vocation. Entre opérations chirurgicales, formation médicale et vie à bord du navire-hôpital, leur parcours illustre comment le service peut transformer des vies; celles des patients, des soignants locaux, et aussi la leur. Une histoire de foi, de transmission et de sens, portée par la conviction que chacun a un rôle à jouer.

Dr Justina Seyi-Olajide, une pionnière qui apporte de l’espoir aux enfants de Sierra Leone
Première femme chirurgienne pédiatrique africaine bénévole à bord du Global Mercy™, le Dr Justina Seyi-Olajide incarne une nouvelle génération de pionnières. Venue du Nigeria, animée par sa foi et par la conviction que chaque enfant mérite une chance, elle apporte en Sierra Leone un souffle d’espoir et un niveau de soins rarement accessibles. Sur le navire-hôpital, elle opère, forme, écoute et montre à toute une génération que le changement vient aussi de celles et ceux qui osent répondre à l’appel.

Sauvée et sauveuse à la fois : le parcours de Becky Chaplin à bord du Global Mercy
De son enfance au Kenya à cheffe de rééducation sur le navire-hôpital Global Mercy, Becky incarne l’espoir et la résilience aux côtés de Mercy Ships.
PARTAGEZ