Denis Peculier, cuisinier bénévole

Denis s’est engagé deux mois en fin d’année 2020 comme bénévole cuisinier sur l’Africa Mercy au moment où le navire-hôpital avait suspendu sa mission à Dakar au Sénégal. Il était amarré à Tenerife aux Canaries pour sa maintenance annuelle et l’attente de son retour à Dakar pour terminer sa mission. Merci à Denis pour son aide précieuse dans ce contexte particulier.

Servir avant tout !

Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Je m’appelle Denis et je suis chirurgien-dentiste à la retraite. Début 2020, j’ai candidaté pour être dentiste bénévole, cependant, Mercy Ships n’avait pas besoin de dentiste car l’hôpital n’était pas en activité. J’avais à cœur de servir avant tout, et il y avait des besoins à la cuisine.

Qu’est-ce qui t’a donné envie de faire du bénévolat avec Mercy Ships ?

Lors d’une mission bénévole en Inde, j’ai rencontré une femme Belge qui avait pour habitude de venir 3 mois par an à bord de l’Africa Mercy. Elle embarquait comme cuisinière bénévole car elle trouvait que l’ambiance à bord était toujours bonne. Son expérience m’a donné envie, et comme j’aime bien les projets un peu fous, je me suis lancé !

Photo prise avant la COVID-19

Bénévole cuisinier, à quoi ressemble le poste sur le navire-hôpital ?

Peux-tu nous parler de ton rôle de cuisinier à bord  de l’Africa Mercy ?

J’étais aide-cuisinier. Je n’ai pas de compétences particulières donc je secondais le chef cuisinier. J’ai appris à laver et préparer des légumes par exemple. Je suis un spécialiste de l’oignon maintenant ! On en préparait 25 kg par jour en moyenne. Deux équipes travaillaient en alternance en cuisine. Nous étions quatre dans la nôtre. Le chef cuisinier était Béninois, la responsable de la partie froide était Camerounaise, une Californienne secondait le chef et moi.

Quel était ton rythme de travail ?

Notre équipe travaillait de 8 à 12h, de 14 à 17h et de 18 à 19h. Nous avions 1h de pause pour dîner et ensuite nous faisions la vaisselle. Comme ce rythme quotidien était assez soutenu, nous étions en service deux jours, puis deux jours de repos, puis trois jours de travail… Ça laisse le temps de sortir du navire pour aller dans le pays ou sortir sur le quai, notre aire de jeux. 

Comment était la vie à bord ?

La vie à bord est sportive ! Je montais l’équivalent de 20 étages par jour en moyenne. Et en cuisine, je marchais environ 3,5 km/jour. Quand on sortait le soir, des navettes nous emmenaient au centre-ville, au supermarché ou sur la place principale. On partait aussi randonner en montagne, pour admirer de beaux paysages très verts.

Des gens très différents vivent sur le navire : des couples avec et sans enfants sont engagés plusieurs années (une famille africaine a élevé ses enfants sur le bateau), des personnes plus âgées, ainsi que beaucoup de jeunes de moins de 30 ans.

Si tu devais résumer ton expérience en 1 mot ?

Ce serait « bienveillance » : j’ai découvert un monde que je ne connaissais pas et je pense que cette bienveillance est aussi liée à la foi. Au départ, la difficulté était intrinsèquement due à moi car j’ai parfois du mal à aller vers les autres. Cela m’a fait beaucoup de bien de sortir de ma zone de confort et m’a donné envie de retourner en mission avec Mercy Ships.

Des besoins urgents sur le navire-hôpital pour soutenir les bénévoles à bord

Quels sont les besoins du navire ?

Le navire a besoin de monde dans tous les départements : en cuisine, dans le service des repas, à la réception, au nettoyage aussi. C’est une période particulière car l’Africa Mercy est en attente de retourner en mission au Sénégal. Donc tous les bénévoles ne sont pas encore là. J’encourage tous ceux qui sont touchés par la mission de Mercy Ships à venir faire du bénévolat. Les besoins sont importants.

Découvrez nos postes urgents pour soutenir notre équipage : cliquez ici

Photo prise avant la COVID-19

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